Qui suis-je

Je m'appelle Fabien, j'ai 28 ans.
Mon parcours :
Toujours passionné de l'aéronautique depuis la tendre enfance, la première fois que je pris un avion fût en 1994 pour partir en Tunisie à bord d'un B727-200 de Tunisair.


Je ne peux pas dire que ce vol fût mémorable puisqu'à cette époque je n'étais âgé que de 9 ans donc je me rappelle plus trop des détails ^^,

Fervent utilisateur de Flight simulator 2002/2004/X, j'y ai passé de nombreuses années à voler en virtuel, que ce soit en local ou sur le réseau IVAO.Et oui faute de moyen ... on privilégie le virtuel ^^,
Peut-être qu'un jour je commencerai une carrière de pilote qui sait ... bon je suis pas très bon ... voir nul en math et en physique et je n'ai pas la bourse à Rothschild ... ça commence plutôt mal :-S

Avril 2006, je fais la connaissance du vol à voile. Je fais mon premier vol d'initiation à bord d'un ASK13 de Bailleau-Armenonville (LFFL).



Exceptionnelle sensation de liberté, on est si bien là-haut parmi les oiseaux. Et on peut dire qu'à bord d'un planeur, c'est silencieux et la vue est superbe !

Pendant les mois qui suivirent, j'ai regardé avec admiration les décollages et atterrissages qui défilaient devant mes yeux. 
C'est décidé ! Je me lance dans cette formation !
Ah mince, on est déjà au mois d'Août ... compétition de vol à voile sur le terrain de Bailleau ... je vais devoir reporter mon premier vol en tant qu'élève pilote.
Bon ce n'est pas grave, je décide quand même de sortir le carnet de chèque pour m'inscrire au club et acheter les divers accessoires nécessaires (manuel du pilote planeur, carnet de vol, livret de progression) ainsi que de payer ma première cotisation à la FFA (Fédération Française Aéronautique).
Je n'ai pas commencé que je suis déjà ému de faire parti du club des aviateurs ^^

Septembre 2006, premier vol en tant qu'EP, il se fera sur un SF25, un motoplaneur.
Les conditions météo du jour font qu'il est préférable de partir avec un planeur à moteur sinon ça ne durera pas longtemps. 


Après cela, 4 autres vols sont venus rejoindre le premier sur le carnet de vol, dont 1 effectué sur un ASK21, un superbe planeur récent ! Rien à voir avec un ASK13 en bois lourd et ancien ^^



Fin de saison ... la suite de la formation l'année prochaine si tout va bien.

Courant Juin 2006, un super meeting aérien a eu lieu sur la base aérienne 123 d'Orléans-Bricy. Il faisait très chaud mais c'était fantastique, des avions partout que ce soit au sol ou en l'air.

Le C160 Transall


Un Alphajet de la patrouille de France


Le Mirage F1 CR


Durant ce meeting, plusieurs stands s'étaient implantés, des vendeurs de voitures, des stands de souvenirs, de restauration, etc ...
Un seul d'entre eux changera le cours de ma vie. Le stand recrutement de l'Armée de l'Air.
Bon, il faut dire que devenir militaire était à des années-lumière de mes projets d'avenir ! Mais après discussion avec la personne du recrutement, après lui avoir exprimé mon très vif intérêt pour l'aéronautique, elle m'expliqua que dans l'armée de l'air, il y a de nombreuses de spécialités présentes, dont celle de contrôleur de la circulation aérienne. 
Ah ... je pensais qu'il n'y avait que des civils dans le monde du contrôle, où le niveau des tests correspond à BAC +5 ... Chouette !! Je n'ai plus qu'à tenter ça pour réaliser une partie de mon rêve de carrière : faire partie de ce monde de l'aéronautique.
Le militaire me donna toute la doc pour en savoir plus et connaitre les formalités d'inscription aux concours.

S'en suivit durant plusieurs mois la réussite aux tests de recrutement, l'entrée en école militaire à Rochefort en janvier 2007, l'entrée en école de contrôleur à Mont De Marsan en septembre 2007 et la réussite des examens finaux en juin 2008.
Ouf ! à l'amphithéâtre (là où on choisit notre affectation) j'ai accès à Orléans, ma ville ! De toute façon il n'y avait que moi qui le souhaitait ^^

Juillet 2008, me voilà arrivé à la base aérienne d'Orléans-Bricy en tant que contrôleur en instruction (CI). Et dire que, 2 ans plus tôt, c'était au même endroit que cette idée de carrière à germée...

La formation de contrôleur sur base était très dense, toujours être au taquet sur la théorie (phraséologie, réglementation, consignes du terrain, etc ...) et les séances à poste se suivaient. De ce fait, la formation planeur passa au second plan. Mais bon, ce n'est pas grave, ce n'est que temporaire et c'est pour la bonne cause.

Septembre 2008, chouette un stage de vol à voile organisé par l'Armée de l'Air sur le terrain de Tours Le Louroux (LFJT).
Une semaine ou le temps fût très favorable ! Un instructeur et un super planeur rien que pour moi, un Piwi (PW6U) ... Que demander de mieux ?? ^^



2 vols/jour ... que du bonheur ! 
En 4 jours j'ai réussi à accumuler 5h40 de vol ! Ouah !
A la fin du 4ème jour, mon instructeur me demande si ça va ... l'air de rien ... et me lance : Bon allé, tu vas partir tout seul, j'ai demandé au pilote du remorqueur de t'emmener plus haut que d'habitude pour que tu en profite au maximum.
Je vais voler seeeeeeeuuuul ouaiis !!


Pendant que mon instructeur m'accroche au câble, il me donne quelques conseils: "T'inquiètes pas je serai en fréquence si tu as un soucis, reste bien derrière l'avion pendant le remorquage, ...."


Et pour être sûr que tout se passe bien, il me tient même mon aile :-D


Et c'est parti ! Le remorqueur m'emmène jusqu'à 800m, au lieu des 500m standard. Cela permettra de rester en l'air plus longtemps étant donné qu'en soirée les ascendances sont déjà parties se coucher ^^,

800m ... Le Rallye bat des ailes ... je tire sur la poignée jaune et le câble se détache du nez de mon planeur. L'avion plonge pour rejoindre le plancher des vaches.
Ma vitesse air diminue ... normal il n'y a plus personne qui me tracte ... le bruit disparait de plus en plus jusqu'à faire place au silence le plus total.
Au loin le coucher du soleil, je regarde autour de moi ... je suis seul en l'air ... c'est magique. 
Un coup d'oeil derrière moi ... pas d'instructeur ça fait bizarre ! "WHAOUUU" fût le seul son qui sorti de ma bouche ^^
"ça va là-haut ?" sort de la radio. Mon instructeur est un peu stressé ^^
A trop admirer la beauté du paysage, j'en oublie de regarder mon altitude ... et ça descend !
Bon allé, je vais tenter de trouver une petite pompe, on ne sait jamais, avec de la chance (et un miracle) je pourrais remonter et faire durer le vol un peu plus longtemps.
Je vadrouille de droite à gauche, je teste les verticales de champs qui sont jaunes, signe annonciateur qu'ils émettent de la chaleur, et les lisières de forêt qui peuvent dévier le vent vers le haut... mais rien :-(

5 min plus tard, me voilà à 500m, il faut que je me prépare à rejoindre la vent arrière pour me poser ... euh il est où le terrain ??? avec ce soleil couchant je n'y vois plus rien !
Je tourne, je tourne pour tenter de le retrouver et ... ah le voilà !! oufff !!! Se vacher ça ne l'aurait pas fait pour un premier vol solo !!

300m en vent arrière, tout se présente bien. J'arrive en final, je commence à sortir les aérofreins, le plan est bon, la vitesse aussi .... plus que quelques mètres j'arrondis ... YES posé pas cassé !!

En un mot : inoubliable !! Santé !


Mai 2009, me voila enfin contrôleur opérationnel (CO).

Je m'inscris au club de planeur de St-Denis de l'Hôtel (LFOZ) pour finir mon brevet.
Malheureusement la mentalité change ... le porte-feuille c'était moi et plus l'armée de l'air comme durant le stage. Les vols ne durent plus 1h mais 20min malgré le beau temps. 
Un vol = un remorquage et à l'époque un remorquage coûtait environ 26€
La note changeait, je passais de 26€ à 78€/h. Le budget à investir est plus important ! Et je trouve agaçant la manière de penser de ceux qui veulent que des sous pour faire vivre le club.

J'ai donc décidé de faire une pause pour me reconcentrer sur ma carrière de contrôleur et au fil du temps je me suis aperçu que le vol à voile est très dangereux et que ma façon de penser en vol lors de ma formation était à la limite de l'inconscience.
Pas de surveillance de trafic alentours, pas de transpondeur, pas de suivi de ma position qui aurait pu me montrer que j'évoluais dans une zone contrôlé etc etc ... 

Je veux voler, mais en sûreté, en sécurité, pour moi et pour les autres. 
J'ai donc abandonné le planeur. 

Courant 2010, un collègue contrôleur me parla d'un aéroclub géré par le ministère de la défense avec des coûts horaire très intéressant, le GAMA. N'ayant pas les moyens ... Je n'ai pas cherché à me renseigner.

2011, mon porte-feuille se porte mieux !
Je reprend les investigations sur ce fameux club, je rencontre des gens de la base d'Orléans qui en font partis. Les éloges que j'en ai entendu m'ont convaincu ! 

La suite sur la page PPL 2012 :D

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